D'où nous venons
Le problème n'a jamais été la cuisine.
Dans nos villes, on mange bien. Le maquis du coin, la braiseuse installée
au bord de la route, la dame qui prépare le meilleur ndolè du quartier :
la qualité est là, elle a toujours été là. Ce qui manquait, c'était le
chemin entre cette cuisine et les gens qui n'ont pas le temps d'aller la
chercher.
Les plateformes conçues ailleurs ne réglaient pas ce problème. Elles
demandaient une carte bancaire là où l'on paie par Mobile Money. Elles
exigeaient un mot de passe de plus là où un simple SMS suffit. Elles
supposaient une connexion stable et une adresse normalisée. Bref, elles
demandaient à nos villes de ressembler à d'autres.
Ce que nous avons construit
FoodXpress part de l'inverse. On se connecte avec son numéro de téléphone
et un code reçu par SMS. On paie avec MTN Mobile Money, Orange Money ou en
espèces à la livraison. L'application est pensée pour rester utilisable
quand le réseau faiblit, et la logistique s'appuie sur les deux-roues qui
circulent déjà partout en ville.
Et parce qu'une plateforme qui manipule de l'argent doit être digne de
confiance, chaque restaurant et chaque livreur passe par un contrôle de
documents avant d'apparaître dans l'application. C'est plus exigeant à
l'inscription — c'est aussi la raison pour laquelle on peut commander les
yeux fermés.